Le pasillo, chant et poésie

   

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Inscrit en 2021 (16.COM) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

© Rodolfo Muñoz, 2020 :

Le pasillo est un type de musique et de danse né en Équateur au XIXe siècle, durant les guerres d’indépendance sud-américaines. Il s’agit d’une fusion entre différents éléments de musique indigène, comme le yaraví, et une variété complexe de genres musicaux comme le waltz, le menuet et le boléro espagnol. Le pasillo, comme l’indique sa signification, est dansé en « petits pas » par un couple. Produit de la culture urbaine, il est exécuté à l’occasion de bals, de cérémonies publiques, de festivals, de programmes de radio et de télévision, mais aussi de concerts en plein air. Cette pratique dynamique et en constante évolution peut être réalisée à la fois par un(e) soliste, un duo, un trio ou une troupe. Généralement accompagnée par des guitares et un requinto (guitare au son aigu), il s’agit principalement d’un poème musical, dont les paroles évoquent l’amour et les chagrins d’amour, la vie, la famille, la patrie et la vie quotidienne du peuple. Pour les Équatoriens, le pasillo est un véritable marqueur d’identité et un symbole du lien qui unit ce peuple à sa patrie qui, avec le temps, est également devenu une forme d’expression collective. La musique est exécutée aussi bien par les hommes que les femmes, et la pratique est transmise de génération en génération au sein des familles, dans les centres de formation officielle, et via les musiciens de rue et les groupes populaires ou municipaux.

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