La Bosnie-Herzégovine réussit à numériser son patrimoine vivant après la pandémie de COVID-19

La Bosnie-Herzégovine compte 4 éléments inscrits sur les listes de la Convention de 2003, comme la broderie de Zmijanje illustrée ici.
La Bosnie-Herzégovine compte 4 éléments inscrits sur les listes de la Convention de 2003, comme la broderie de Zmijanje illustrée ici.
© 2013 by Museum of Republic of Srpska

En avril 2020, l’Entité du Patrimoine vivant a lancé une enquête en ligne afin d’appréhender l’impact de la pandémie de COVID-19 dans le monde. Le rapport “Le patrimoine vivant face à la pandémie de COVID-19” résume les résultats de l’enquête ainsi que les défis et opportunités pour le patrimoine vivant pendant cette crise. En outre, trois recommandations clés fournissent des indications essentielles sur la façon d’intégrer le patrimoine vivant dans les plans de redressement post-pandémie. L’UNESCO a lancé huit projets pilotes basés sur les recommandations susmentionnées, mis en œuvre par les bureaux hors siège.

L’UNESCO a récemment reçu les résultats du projet pilote Numérisation des éléments du patrimoine culturel immatériel des communautés en Bosnie-Herzégovine. Mis en œuvre par l’agence locale Society for Digitalization of Traditional Cultural Heritage en collaboration avec la Section nationale du CIOFF® Bosnie-Herzégovine, ce projet visait à collecter des éléments du patrimoine vivant local et à les rendre numériquement accessible au grand public. La plateforme tkanica.org est désormais en ligne et présente de nombreux aspects du patrimoine vivant de Bosnie-Herzégovine.

La collecte de données a été menée par des équipes communautaires locales, qui ont également recueilli des témoignages pour mesurer l’impact de la pandémie de COVID-19 sur le patrimoine vivant. Les équipes ont été formées au préalable afin de les sensibiliser à l’importance de la sauvegarde du PCI et de la Convention de 2003.

Parallèlement à la collecte de données, de nombreux événements ont eu lieu, comme une conférence avec la participation d’organismes gouvernementaux et d’experts du PCI des pays voisins, et des séminaires dans les communautés locales qui ont été repris avec succès par les chaînes de médias locales. Le projet a fini par être largement promu et, par conséquent, les acteurs impliqués ont été contactés par d’autres communautés pour organiser des projets similaires. Enfin, les organisateurs du projet ont mentionné dans le rapport le nombre conséquent de matériaux collectés au cours du processus, encore plus qu’ils ne le pensaient au départ.

L’UNESCO se réjouit que la plateforme numérique soit désormais en ligne, créant un précédent pour d’autres initiatives de ce type dans la région et démontrant une fois de plus la résilience des communautés face à la pandémie de COVID-19.

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